Grèce : emploi et affaires sociales – La Commission signe un programme de soutien

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La Commission européenne a signé le 19 août, en fin de journée, le protocole d’accord avec la Grèce pour un nouveau programme de soutien à la stabilité et évalue l’impact social.

Le mécanisme européen de stabilité (MES), pare-feu européen mis en place en 2012 pour faire face à la crise financière mondiale, pourra décaisser jusqu’à 86 milliards d’euros de prêts au cours des trois prochaines années, à condition que la Grèce mette en œuvre les réformes nécessaires pour s’attaquer aux problèmes fondamentaux de son économie et de sa société, comme prévu dans le protocole d’accord.

Fruit d’intenses négociations ayant duré plusieurs mois, le programme contribuera à lever les incertitudes et à stabiliser la situation économique et financière de la Grèce. Il aidera également le pays à renouer avec une croissance durable fondée sur des finances publiques saines, une compétitivité renforcée, un secteur financier opérationnel, la création d’emplois et la cohésion sociale.

Impact social

Conformément aux orientations politiques présentées par le président Jean-Claude Juncker, la Commission, en tant que partenaire dans les négociations, a veillé particulièrement à la place de la justice sociale dans le nouveau programme afin de garantir une répartition équitable de l’ajustement ainsi que la protection des groupes les plus vulnérables de la société.

La Commission a publié une évaluation de l’impact social de ce programme et conclut que, si les mesures prévues sont mises en œuvre intégralement et dans les délais, elles aideront la Grèce à renouer durablement sur le plan financier comme sur le plan social avec la stabilité et la croissance, et à répondre à ses besoins et défis sociaux les plus urgents.

Parmi les priorités défendues par la Commission, citons à titre d’exemple:

  • la mise en place progressive d’un régime de revenu minimum garanti et la fourniture d’une couverture santé universelle;
  • la garantie que chacun fournira un effort proportionnel à ses revenus;
  • la concentration des mesures d’économie dans des domaines qui n’affectent pas directement le pouvoir d’achat des citoyens ordinaires, par exemple en réduisant les dépenses militaires ou en remédiant aux inefficacités dans de nombreux domaines des dépenses publiques;
  • la remise en cause des droits acquis, par exemple en supprimant le régime fiscal favorable dont bénéficient les armateurs ou les agriculteurs, ou de nombreuses exonérations (par exemple, celles concernant la TVA dans certaines îles) ou subventions injustifiées;
  • le renforcement du rôle des partenaires sociaux et la modernisation du système de négociation collective;
  • la lutte contre la corruption, la fraude fiscale et le travail non déclaré;
  • le renforcement de la transparence et de l’efficacité de l’administration publique, au moyen notamment d’une plus grande indépendance de l’administration fiscale, de la réorganisation des ministères et de l’instauration d’un lien plus étroit entre la rémunération et les responsabilités exercées.

Source : commission européenne


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Greece : employment and social affairs – Commission signs stability support programme

The European Commission signed the Memorandum of Understanding (MoU) with Greece for a new stability support programme late on 19 August and assesses its social impact.

The European Commission signed the Memorandum of Understanding (MoU) with Greece for a new stability support programme late on 19 August.

The European Stability Mechanism (ESM), Europe’s firewall established in 2012 in response to the global financial crisis, will be able to disburse up to EUR 86 billion in loans over the next three years, provided that Greek authorities implement reforms to address fundamental economic and social challenges, as specified in the MoU.

Following months of intense negotiations, the stability support programme will help to lift uncertainty, stabilise the economic and financial situation and will assist Greece in its return to sustainable growth based on sound public finances, enhanced competitiveness, a functioning financial sector, job creation and social cohesion.

Social impact

In line with President Jean-Claude Juncker’s Political Guidelines, the Commission, as a partner in the negotiations, has paid particular attention to the social fairness of the new stability support programme to ensure that the adjustment is spread equitably and to protect the most vulnerable in society.

The Commission published an assessment of the stability support programme’s social impact and concluded that, if implemented fully and timely, the measures foreseen in the stability support programme will help Greece return to stability and growth in a financially and socially sustainable way, and will contribute to meet the most pressing social needs and challenges in Greece.

Examples of the Commission’s focus include:

  1. phasing in a guaranteed minimum income scheme and providing universal health care,
    ensuring that the effort required from everyone is proportionate to their income,
  2. targeting savings in areas which do not directly affect the wallets of ordinary citizens, such as reduced defence expenditure, or by addressing inefficiencies in many areas of public spending,
  3. challenging vested interests, such as phasing out favourable tax treatments for ship-owners or farmers, or a myriad of exemptions, e.g. for some islands on VAT rates, or of unjustified subsidies,
  4. supporting the role of the social partners and the modernisation of the collective bargaining system,
  5. fighting corruption, tax evasion and undeclared work,
  6. supporting a more transparent and efficient public administration, including through moving towards a more independent tax administration, the reorganisation of ministries and the introduction of a better link between salaries and job responsibilities.

Credit : european commission