Les conseils de Franck CHATELAIN de l’ADEME Midi-Pyrénées

 

V_plugi_87495_1686_3BIENTÔT LES VACANCES DE NOËL …

 

c’est l’occasion de changer d’air à la montagne ou au soleil. Mais attention à nos impacts sur l’environnement !

LES ENJEUX :

  • Le nombre de touristes dans le monde ne cesse d’augmenter : 1,1 milliard de touristes ont voyagé en 2013
  •  En vacances, nos activités engendrent également des impacts sur l’environnement : pollutions, consommations d’eau
    et d’énergie, production de déchets, dégradation des sites naturels (faune et flore)…
  •  le tourisme, c’est 4 à 6% des émissions de GES au monde dont 40% proviennent des transports aériens, 32% des transports auto et 21% des hébergements touristiques
  •  Exemple d’impact environnemental : Un chewing-gum jeté dans la nature met environ 5 ans pour se dégrader naturellement, une canette plusieurs dizaines d’années

LES SOLUTIONS :

Alors, que pouvons-nous faire ?

Quelques exemples :

transports :

  • partir moins souvent mais plus longtemps
  • ou préférer le train à l’avion ou à la voiture pour se rendre sur son lieu de vacances, lorsque c’est possible (exemple : 20 kg de CO2 émis pour un déplacement Toulouse-Chamonix en TGV contre 234 kg en voiture diesel et 362 kg en avion)
  • en voiture, pratiquer l’éco-conduite : pneus gonflés, vitesse modérée, pas d’accélération violente, voiture révisée…
  • préparer ses bagages avec soin : réduire le poids des bagages (c’est moins de CO2), prendre des produits éco-labellisés moins impactant sur l’environnement (shampoing, gel douche) et des produits générant peu de déchets sur place, surtout à l’étranger (n’emportez pas les emballages, évitez les produits jetables)…
  • gérer ses déchets et ne pas les jeter dans la nature (mégots de cigarettes, papier de bonbon, bouteille…)
  • respecter la faune et la flore : éviter de cueillir des fleurs ou de déranger les animaux en liberté, prendre les chemins balisés…
  • consommer des produits locaux : c’est moins de CO2 dû à l’importation des produits, c’est découvrir de nouveaux produits ou de nouvelles saveurs et c’est soutenir l’économie local
  • suivre les recommandations propre à chaque sport de plein air (ski, VTT, randonnée, escalade, plongée, bateau)
  • économiser l’eau et l’énergie : dans certains pays notamment, l’eau étant très rare, il faut l’utiliser avec modération (ex. : douche) remarque : un touriste dans un hôtel africain consomme 7 à 10 fois plus d’eau pour se laver qu’un habitant local pour arroser son champ et nourrir sa famille
  • respecter la façon de vivre de la population qui nous accueille : essayer de comprendre la culture locale et non tenter d’imposer notre mode de vie et nos habitudes
  • bien choisir un souvenir : favoriser l’artisanat local pour soutenir l’économie locale, vérifier qu’on ne contribue pas à l’extinction de certaines espèces ou ressources ou à l’exploitation des enfants
  • compenser les émissions de CO2 liées à nos vacances

Sports d’hiver :

  • louez votre matériel (si vous n’allez pas souvent à la montagne) ou, si vous l’achetez, suivez les conseils de l’éco-guide du matériel de montagne de l’association « Mountain Riders »
  • limitez vos déplacements motorisés, une fois sur place
  • ne jetez pas de déchets dans la nature (mégots, sacs plastiques…)

Existe-t-il des labels, des chartes, des organismes, susceptibles de nous aider dans nos choix ?

On peut se référer aux chartes ou engagements des professionnels du tourisme, aux voyagistes spécialisés, aux associations, aux medias… L’activité des stations de sports d’hiver a des impacts sur l’environnement : remodelage des pentes, forte consommation d’eau et d’énergie, production de déchets, trafic automobile important…

Mais certaines stations se sont engagés à réduire leurs impacts environnementaux : stations signataires de la charte nationale en faveur du développement durable dans les stations de montagne (de l’association des maires des stations de montagne), signée par 8 stations des Pyrénées (dont Saint-Lary, Ax-les-thermes, Font-Romeu ou Peyragudes), construite autour de 8 plans d’actions et de 130 engagements

Engagements des voyagistes :
. l’association « Agir pour un tourisme responsable (ATR) » regroupe des voyagistes français partageant les mêmes valeurs (vingtaine de critères contrôlés et vérifiés chaque année par un organisme indépendant) : www.tourisme-responsable.org ;
. l’association « Voyageurs et voyagistes éco-responsables » (regroupant 19 voyagistes, 2000 voyageurs et 10 associations)
a créé également une charte en faveur du tourisme responsable
http://blog.voyages-eco-responsables.org
. auto-déclarations : « tourisme responsable » chez Nouvelles Frontières, « Planète Fram » chez Fram

Medias :

  • le passeport vert du Programme des Nations-Unis pour l’Environnement,
  • l’éco-guide des stations de montagne de l’association Mountain Riders,
  •  le guide du routard « le tourisme durable »,
  • le magazine trimestriel « Ecotourisme magazine »,
  • sites web: www.Echoway.org, www.voyageur-responsable.com, www.voyagespourlaplanete.com, www.voyageons-autrement.com

Associations : « association pour le tourisme équitable et solidaire », « Surf riders foundation », « Mountain riders »…

  • Il existe également plusieurs labels, portant sur les lieux d’hébergement (hôtels , campings, gîtes, chambres d’hôtes…) :
  • l’éco-label européen « Services d’hébergement touristiques » qui garantit les qualités suivantes : faible consommation d’eau et d’énergie, faible production de déchets, sensibilisation du personnel et des clients… ; 337 lieux écolabellisés en France dont 7 établissements en Midi-Pyrénées (5 hôtels, 1 camping, 1 résidence de tourisme) (www.ecolabels.fr)
  • « la clef verte » : label environnemental pour l’hébergement touristique créé par la Fondation pour l’éducation à l’environnement (ONG internationale) ; 27 lieux d’hébergement en Midi-Pyrénées (surtout des campings)
  • « Hôtels au naturel » : charte proposée aux hôtels implantés sur les territoires des PNR qui intègre les principes d’éco-responsabilité ; 4 hôtels sur le PNR des Causses du Quercy et 1 hôtel sur le PNR des Grands Causses
  • « Ecogîte » : gîte conçu ou restauré selon des techniques ou matériaux ayant un faible impact sur l’environnement + sensibilisation des clients – 333 locations de « Gîtes de France » éco-responsables en France dont 38 établissements en Midi-Pyrénées

LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

jachete-a-la-coupe-ou-en-vrac_2_3Le 16 octobre dernier, c’était la journée nationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire et du 22 au 30 novembre prochain, c’est la semaine européenne de la réduction des déchets,  l’occasion de revenir aujourd’hui sur les solutions à adopter pour moins gaspiller de nourriture

LE CONSTAT :

Dans les foyers français, le gaspillage alimentaire, c’est 20 kg de nourriture encore consommable jetée par personne et par an, soit :
. 13 kg de restes de repas, de fruits et légumes abîmés…
. 7 kg d’aliments non entamés, encore emballés

Résultats :
Plus de 400 € jetés à la poubelle par an pour un foyer de 4 personnes !
1,2 millions de tonnes de nourriture se retrouvent dans les poubelles des français !

Le gaspillage intervient à chaque étape de la chaîne alimentaire, depuis la culture du produit, jusqu’à la consommation par les ménages.
En Europe, ce gaspillage est dû :
. à 43% aux ménages
. à 39% à l’industrie agroalimentaire
. à 4% à la distribution
. à 14% à la restauration hors foyer

On estime ainsi que plus d’1/3 de la nourriture produite dans le monde finit à la poubelle !

LES ENJEUX :

Le gaspillage alimentaire recouvre des enjeux sociaux, environnementaux et économiques, étroitement liés

• Enjeux environnementaux :
. Notre alimentation est à l’origine de 20% du total des émissions de GES en France (exemple : 1 repas = 3 kg CO2)
. Notre alimentation est fortement consommatrice d’eau
(exemple : 1000 litres d’eau pour nécessaires à la production d’1 kg de farine)

• Enjeux sociaux :
. plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde
. en France, la banque alimentaire a distribué plus de 100 000 t de nourriture à plus de 820 000 personnes, en 2012

• Enjeux économiques :
. gaspiller de la nourriture, c’est aussi gaspiller de l’argent.
En France, un foyer de 4 personnes jetterait plus de 400 € de nourriture par an à la poubelle !
. la collecte et le traitement de ces déchets ont un coût pour la collectivité et donc pour le contribuable

LES CAUSES :

Causes sociologiques :
Modification des modes de vie et de consommation et modification du rapport à la nourriture : jeter de la nourriture est moins tabou qu’avant

Mauvaises pratiques (domestiques et d’achats) :
Exemples : mauvaise évaluation des besoins lors des achats, mauvaise interprétation des dates de consommation, mauvaise gestion du réfrigérateur (produit pas visible), produits achetés mais qu’on n’aime pas après l’avoir goûté, quantité préparée trop importante, non conservation des restes…

Pratiques commerciales :
Publicités et offres promotionnelles encourageant à acheter, alors que nous n’arrivons pas à tout consommer
Elles n’entraînent pas directement le gaspillage mais il est évident qu’un achat ne correspondant pas (en qualité et/ ou en quantité) aux besoins du ménage entraînera plus facilement le gaspillage alimentaire.

LES SOLUTIONS :

J’achète malin :

• Pour faire ma liste de courses :
– Je commence par regarder ce qu’il reste dans mon réfrigérateur et dans mes placards : cela m’évitera de racheter la même chose !
– J’essaie de planifier les repas de la semaine.

• Une fois dans le magasin :
– Je pense bien à vérifier les dates de péremption :
. date limite de consommation (« à consommer jusqu’au ») pour les produits très périssables (viande, œufs, produits laitiers…)
. date limite d’utilisation optimale (« à consommer de préférence avant le ») pour les produits peu périssables (riz, pâtes, sucre…)
– je reste vigilant sur les offres promotionnelles (quantité achetée en rapport avec ma consommation habituelle ?)
– j’évite de faire mes courses quand j’ai faim pour éviter les achats impulsifs !
– Et je fais mes achats dans le bon ordre… c’est à dire en finissant mes courses par le frais et le surgelé.

Je cuisine astucieux :

• Je cuisine des quantités adaptées au nombre de personnes :
– Bien doser, cela évite les restes qui s’accumulent dans le frigo.

• Je regarde la durée de vie des produits que j’ai en stock :
– J’utilise en priorité les produits entamés.
– J’utilise en priorité les produits achetés en premier (règle du « premier entré, premier sorti »).
– Je cuisine en priorité les aliments qui approchent de leur date limite de consommation.

Je conserve bien les aliments :

• Je regarde sur les emballages le mode de conservation recommandé :
– Conserver au frais, au sec, à température ambiante…

• Je range devant ou au-dessus les aliments qui doivent être consommés le plus rapidement

• Je tiens compte de la durée de vie des produits

• Au réfrigérateur :
– Je range les produits à la bonne place en fonction des zones de fraîcheur
– Je les mets dans des boites fermées pour mieux les conserver

• Au congélateur :
– Je pense à congeler les aliments pour allonger leur durée de vie

• Dans la corbeille de fruits :
– J’enlève ceux qui sont abîmés : les fruits pourris contaminent ceux qui sont sains

J’accommode les restes :

• Avant de me lancer, je vérifie que mes restes sont encore consommables…

• Suivant ce qu’il me reste, je peux faire par exemple :
– Une salade froide ou un gratin avec les pâtes
– Des gâteaux pour finir les œufs et le beurre
– Du pain perdu avec le pain rassis
– des smoothies avec des bananes trop mûres et du sucre vanillé
– Une ratatouille avec des tomates et des aubergines un peu fripées…


 

L’ECLAIRAGE PERFORMANT

Le week-end du 25 et 26 octobre, nous sommes passés à l’heure d’hiver.  Cette mesure, mise en place il y a près de 40 ans, doit servir à limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel. L’occasion pour nous de revenir aujourd’hui avec Franck Chatelain de l’ADEME sur les enjeux et les solutions économes en matière d’éclairage à la maison.

 Les enjeux :

Le changement d’heure est-il nécessaire ? 

L’objectif du changement d’heure, c’est principalement de faire correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel

Le passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver permet d’économiser 440 GWh, soit l’équivalent de la consommation en éclairage d’environ 800 000 ménages ! Et d’éviter l’émission de 44 000 tonnes de CO2.

En matière d’éclairage, chlumièresaque ménage français possède en moyenne 25 lampes, en achète 3 par an et consomme entre 325 et 450 kWh par an pour son éclairage, soit près de 13% de la consommation électrique totale d’une famille (hors chauffage et eau chaude)

 Les solutions :

  • Commencez par diminuer votre consommation par des gestes simples : éteignez les lumières dans les pièces inoccupées, favorisez l’éclairage naturel, évitez les couleurs sombres pour les plafonds et les murs, choisissez des abats-jour clairs, enlevez la poussière sur les lampes ainsi que sur les abats-jour…
  • Achetez des lampes consommant moins d’énergie : pas le choix, les lampes à incandescence (à filament ou halogène) ne sont plus fabriquées.
    Les lampes à incandescence sont remplacées par 3 types de lampes : les lampes basse consommation de classe A, les lampes halogène haute efficacité et les L

economie d'energiePour choisir votre lampe, regardez l’emballage :

  1. la classe énergétique : de A pour les plus sobres à G pour les plus gourmandes
  2. la durée de vie (en heures)
  3. la puissance (en Watts)
  4. le flux lumineux émis par une lampe (en Lumens) : plus le chiffre est grand et plus la lampe émet de lumière pour une même consommation électrique
  5. la température de couleur (en degré Kelvin K) :

Plus le chiffre est bas et plus la lumière émise est chaude (de 2000 à 3000 K > convient pour les chambres ou le salon)

Plus le chiffre est élevé et plus la lumière émise est froide et se rapproche de la lumière du jour (de 5000 à 6000 K > convient pour une cuisine ou une salle de bain)

  1. le temps d’allumage, de chauffe, des lampes basse consommation
  2. le nombre de cycle d’allumage
  3. la capacité de la lampe à être utilisée avec un variateur ou à l’extérieur
  4. la quantité de mercure contenue dans l’ampoule basse conso
  5. les dimensions

Les lampes basse consommation (ou « fluocompactes ») : 

– elles consomment 4 à 5 fois moins qu’une lampe à incandescence, soit une économie de plusieurs dizaines d’euros sur la durée de vie de chaque lampe ; multiplié par 22 lampes, cela fait plus de 200 € !

– elles durent 6 à 8 fois plus longtemps, soit 6000 à 8000 heures en moyenne contre 1000 heures pour les lampes à incandescence

– elles chauffent peu, donc il y a peu de risque de brûlures

– quelques précisions sur des idées reçues : leur temps de chauffage à l’allumage s’est considérablement réduit + elles s’adaptent désormais sur de nombreux luminaires + leur prix a beaucoup diminué + leur couleur peut être blanche ou chaude

 toutefois, quelques précautions à prendre concernant : l’exposition aux champs électro-magnétiques de ces lampes

Une campagne de mesures a été menée sous l’égide de l’ADEME ; les résultats ont montré que, par précaution, il est préférable de se maintenir à plus de 30 cm d’une lampe lors d’une utilisation prolongée (par exemple : lampe de bureau ou lampe de chevet)

 l’élimination des lampes basse consommation : elles ne doivent pas être jetées à la poubelle ou cassées car elles contiennent une faible quantité de mercure (0,005%) + en plus, elles sont recyclables à 93% . Déposez-les dans les bacs de collecte mis à disposition dans les magasins qui vendent des lampes ou apportez-les en déchèterie

Les lampes halogènes haute efficacité :

– avantages : elles durent 3 fois plus longtemps, soit 3000 heures en moyenne + elles consomment 30% de moins qu’une lampe à incandescence + elles supportent les luminaires à variateur + elles peuvent être installées à l’extérieur car elles supportent bien les basses températures

– inconvénients : elles consomment plus qu’une lampe basse consommation + elles ne sont pas recyclables

Les leds (lampes à diodes électro-luminescentes) :

– Œ avantages : Elles durent 20 à 50 fois plus longtemps que les lampes à incandescence, soit 20 000 à 50 000 heures en moyenne + elles consomment 90% d’électricité en moins + elles s’allument instantanément + elles résistent au froid + elles ne contiennent pas de mercure + elles sont recyclables

– inconvénients : elles sont encore coûteuses et de qualité inégale. Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire), elles peuvent engendrer un risque d’éblouissement et un risque sanitaire lié à la lumière bleue émise par des éclairages à leds de couleur blanche

L’ANSES recommande d’éviter ce type de leds de couleur blanche dans les jouets ou les lieux fréquentés par les enfants (crèche, école…) et d’informer les personnes qui prennent des médicaments photo-sensibilisants


LES ECONOMIES D’ENERGIE -Aides techniques et financières

La « fête de l’énergie » s’est déroulée partout en France, du Du 09 au 12 octobre, et était animée par les conseillers des Espaces Info Energie. Une occasion de revenir  sur les aides techniques et financières proposées aux particuliers souhaitant faire des économies d’énergie dans leur logement.

LES ENJEUX :

Les particuliers consacrent plus de 9 % de leurs budgets à des dépenses d’énergie (voiture + logement), lesquelles ne cessent d’augmenter : +6% en 2013 par rapport à 2012 pour les dépenses d’énergie dans le logement.

renovation-(1)En 2013, la facture énergétique pour le logement a ainsi dépassé

1 800 euros en moyenne par logement, plus de 100 euros de plus qu’en 2012.

Ceci est essentiellement dû à la poursuite de la hausse des prix de l’énergie hors carburants : + 6,5 % pour l’électricité et les réseaux de chaleur, + 3,9 % pour le gaz en 2013.

Des dépenses estimées « trop importantes » par la moitié des particuliers.

Ils sont 80% à placer la réduction de la facture énergétique comme « prioritaire ».

Parallèlement, le secteur du bâtiment représente à lui seul 43% de l’énergie finale consommée en France (45% en Midi-Pyrénées) et 25% des émissions de gaz à effet de serre (31% en Midi-Pyrénées).

En outre, 4 millions de français seraient en situation de précarité énergétique (200 000 ménages en Midi-Pyrénées).

LES SOLUTIONS :

Alors, que peuvent faire les particuliers qui souhaitent réduire leur facture d’énergie ?

Bénéficier d’une aide technique. La première chose à faire lorsqu’onveut faire des travaux d’économie d’énergie chez soi  consiste à contacter le « Point rénovation info service » le plus proche de chez soi. Il s’agit d’un service public de proximité dédié à la rénovation énergétique, gratuit et neutre, animé par les Espaces INFOè ENERGIE et les guichets de l’ANAH
Selon le type de logements et de revenus, les premiers ou les seconds apporteront des conseils personnalisés aux particuliers sur les solutions techniques, les professionnels qualifiées et les aides financières.

Les solutions techniques concernent l’isolation du toit, des murs et des fenêtres, le changement de système de chauffage, l’utilisation des énergies renouvelables, l’installation d’appareils de régulation et de ventilation…

Comment contacter l’un des « Point rénovation info service » :

. via la plateforme téléphonique nationale : N° Azur 0 810 140 240  ou le site Internet dédié : www.renovation-info-service.gouv.fr

Focus sur les Espaces INFO ENERGIE :

. Créés par l’ADEME en 2001, les Espaces INFOè ENERGIE apportent aux particuliers des conseils gratuits, personnalisés et indépendants sur les solutions techniques à mettre en œuvre pour réduire leur facture d’énergie ainsi que sur les professionnels qualifiées et les aides financières.

. Il existe 250 Espaces INFOè ENERGIE en France dont 10 en Midi-Pyrénées, répartis dans les 8 départements de la région ; l’un d’entre eux couvre le territoire de Toulouse Métropole.

. En 2013, les 17 conseillers de Midi-Pyrénées ont ainsi conseillé plus de 9 900 personnes.

Les aides financières :

Les particuliers peuvent bénéficier de plusieurs types d’aides financières. Tout dépend de leur situation.

Les principales aides sont  :

– le crédit d’impôt développement durable (CIDD) : Accessible à tous (propriétaires occupants comme locataires), le CIDD vous permet de déduire de vos impôts une part des dépenses d’équipement et/ou de main d’oeuvre pour certains travaux de rénovation énergétique. Depuis le 1er septembre 2014, cette part atteint 30%, dès la première opération (sous réserve du vote de la loi de finance 2015).

– Eco-conditionnalité : à compter du 1er janvier 2015, vous devrez faire appel à des professionnels qualifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour bénéficier de cette aide. Vous serez ainsi assuré de la qualité des travaux.

– l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : Accessible à tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le mettent en location, l’éco-PTZ permet de bénéficier d’un prêt à taux zéro d’un montant maximal de 30 000 € pour réaliser des travaux d’éco-rénovation.

– Eco-conditionnalité : pour bénéficier de ces aides il vous suffit de vous adresser à des professionnels « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE).

Un éco-prêt copropriétés réservé aux syndicats de copropriétaires est aussi disponible.

– Subvention de l’ANAH : Pour les ménages les plus modestes, l’ANAH offre une subvention pouvant couvrir jusqu’à 50%du montant des travaux + une prime de 3000 €

– Prime rénovation énergétique de 1 350 € : Prime de 1 350 € pour les ménages aux revenus moyens, disponible jusqu’au 31/12/2015.

– Eco-chèque de la Région Midi-Pyrénées : Eco-chèque d’un montant de 1 500 € (propriétaires occupants) ou de 1 000 € (bailleurs), à condition de réaliser des travaux permettant un gain de 25 % sur la consommation énergétique (justifié par un diagnostic).

Autres exemples d’aides : Certificats d’économie d’énergie + TVA à 5,5% pour les travaux d’amélioration de la qualité énergétique des logements.


LES DEPLACEMENTS

62HLa Semaine de la mobilité vient de se terminer (du 16 au 22/09). Une occasion de revenir sur ce thème majeur des déplacements, lesquels génèrent des impacts importants sur l’environnement !

LES ENJEUX :

– Enjeu de santé publique : les transports routiers engendrent des impacts importants : le bruit + la pollution de l’air qui engendre 20 à 30 milliards d’euros de coûts de santé + l’exposition aux particules fines qui est à l’origine de 42 000 morts prématurés par an

– Enjeu environnemental : En Midi-Pyrénées, le transport représente plus d’1/3 de la consommation d’énergie (37%) et plus de la moitié (53%) des émissions de gaz à effet de serre

– Autres enjeux liés aux transports routiers : Embouteillages et perte de temps + coût financier important (carburant, entretien du véhicule…)

Plus de 60% des consommations de carburant sont dues aux particuliers.

 LES SOLUTIONS :

Alors, que pouvons-nous faire ?

– Nous passer de notre voiture, chaque fois que cela est possible,  au profit d’autres modes de déplacement 

1 – Prendre les transports en commun : le coût annuel d’utilisation des transports en commun (300 €) est, en moyenne, 20 fois inférieur à celui d’une voiture individuelle (6000 €). de plus, les bus et les services se sont modernisés et adaptés à la demande des usagés : à Toulouse, les bus Tisséo roulent au GNV (gaz naturel véhicule) + abonnements à prix attractifs + transports en commun en site propre pour des déplacements plus rapides et ponctuels + augmentation des passages de bus + transport à la demande (TAD), etc…

2- Se déplacer à pied ou à vélo pour les petits trajets : En moyenne, 1 trajet sur 2 fait moins de 3 km. Pour ces courtes distances, pratiquons plutôt la marche ou le vélo : ce sont des modes de déplacement propres, pas chers, plutôt rapides et c’est bon pour la santé !

Exemples :

– le vélo
– le ramassage scolaire à pied pour les trajets domicile-école ; intérêts : moins de pollution et de circulation aux abords de l’école+ plus de sécurité+ plus de convivialité et d’activité physique pour les enfants.

Et si on ne peut pas se passer de sa voiture ?

Utiliser la voiture autrement :

– minimiser la consommation de carburant : pour les petits trajets, utilisez une voiture de petite taille qui consomme moins.

– Faites entretenir régulièrement votre voiture.

– conduisez sans agressivité et pas trop vite. Une conduite agressive en ville augmente ma consommation de 40%.

– servez-vous modérément de la climatisation qui engendre une surconsommation de 20% en ville

– faites entretenir régulièrement votre voiture et vérifiez la pression de vos pneus.

– lors de l’achat d’une voiture, fiez-vous à l’étiquette énergie et choisissez-en une qui consomme peu et émet peu de CO2 ;

De plus, vous pourrez bénéficier d’un bonus écologique !

Faire du covoiturage :

– le principe : se regrouper avec d’autres particuliers pour partager un véhicule et les dépenses sur un trajet commun.

– Tisséo, à Toulouse,  propose, sur l’aire urbaine de Toulouse, un service de covoiturage – accessible par téléphone (05 34 66 51 48) et depuis Internet (http://covoiturage.tisseo.fr).

– 4 avantages : moins de frais + moins de voitures + moins de pollution + plus de convivialité.

NB : sur un trajet de 30 km effectué chaque jour, le covoiturage permet d’économiser 1 760 euros par an et par personne

Adopter l’autopartage :

– le principe : Système de location de voitures en milieu urbain, qui permet d’utiliser les véhicules en libre-service et de façon ponctuelle. Exemple : Citiz à Toulouse.

– 3 avantages : moins de voitures en ville + mutualisation des frais (achat, assurance, entretien) + utilisation d’un véhicule uniquement pour la durée de son besoin.

Participer à un PDE, un PDIE ou un PDA :

– le principe : le PDE est un ensemble de mesures visant à optimiser les déplacements liés aux activités professionnelles ; il favorise l’usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle en solo.

– le PDA de l’INRA a remporté les Trophées Tisséo Ecomobilité 2014 (pour sa politique de stationnement et ses solutions vélo, notamment).

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