Sabooj… le jeu de mot est à lui seul évocateur de l’état d’esprit qui caractérise cette agence de communication, d’apparence semblable aux autres agences, mais dont la démarche se distingue nettement de ses consœurs parisiennes. En effet, outre le dynamisme évident de sa dirigeante, Marie-Hélène Delaux, sans oublier la qualité et la diversité des prestations offertes, Sabooj est une entreprise adaptée, autrement dit une agence dont les collaborateurs sont pour 80% d’entre eux, des travailleurs en situation de handicap.
Sabooj a, assurément, fait « bouger » l’univers de la comm’, en bousculant les préjugés et en les faisant évoluer. Elle apporte également la preuve que les sourds ou les malentendants sont des communicants nés et que pareille initiative peut être synonyme de belle aventure humaine. Plus que cela, cette agence de communication dotée d’une belle énergie collective a su convaincre et fidéliser nombre de grands comptes, dont le Crédit Agricole, EDF, la SNCF ou L’Oréal.
Quelques mots échangés avec Marie-Hélène Delaux suffisent à  mesurer la détermination et la foi qui l’animent pour diriger son entreprise, mais aussi à quel point le professionnalisme et l’humain y occupent une place prépondérante. A l’évidence elle puise dans cet entreprenariat une plénitude venue ponctuer une vingtaine d’années passées dans la communication, à la tête de postes stratégiques, notamment dans l’univers bancaire. Un cheminement nécessaire éclairé par d’autres indicateurs professionnels et familiaux, lesquels ont montré la voie. Et puis un déclic, une révélation en écho à cette petite voix intérieure, que certains appellent l’intuition, et tout s’est décidé en à peine 48h.
Marie Hélène Delaux évoque avec passion ce riche parcours professionnel, très diversifié, qui a nourri sa vie. A l’évidence, les mots et la ferveur avec lesquels elle expose l’évolution de son projet jusqu’à son aboutissement permettent de prendre la mesure de cette quête de l’essentiel devenue indispensable, de son regard porté sur autrui, de cette bienveillance nécessaire dans nos actes de vie et dont elle a fait un mode de fonctionnement ancré dans ses valeurs depuis bien longtemps.
Marie-Hélène Delaux voit l’entreprise autrement. Lors d’un entretien, elle nous a fait partager sa vision du travail, de l’humain, du sociétal, ses projets.

saboojequipe

Votre agence est une entreprise adaptée pouvez-vous nous en expliquer la particularité ?
L’entreprise adaptée est une entreprise de droit commun, de type SARL ou SAS etc, dans laquelle l’entrepreneur a pour obligation d’employer au minimum 80% de personnes en situation de handicap dans ses effectifs de production.  Les entreprises obtiennent ce statut par un agrément délivré par le préfet de région.

Un échange gagnant-gagnant
En France, tout employeur du secteur privé et tout établissement public à caractère industriel et commercial, occupant 20 salariés et plus, est tenu d’avoir dans son effectif, au moins 6% de personnes reconnues travailleurs handicapés. Cependant, en dépit des efforts faits par l’entreprise les 6% ne sont pas toujours atteints donc l’état a permis de compenser à hauteur de 3 % les 6% obligatoires par du travail indirect de personnes en situation de handicap.

Les entreprises faisant appel au secteur protégé et adapté peuvent ainsi s’acquitter partiellement de l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés, soit en sous-traitant soit en faisant appel aux prestations de service. Si l’entreprise contracte des prestations avec des entreprises du secteur dit protégé ou adapté, le chiffre d’affaires réalisé sera converti en unités bénéficiaires. C’est un moyen de compenser le taux fixé par la loi mais qui n’est pas forcément toujours atteignable. Le recours à une entreprise adaptée permet également d’être acteur de l’économie sociale et solidaire, de développer des partenariats durables et de travailler avec des professionnels. Comme toute autre entreprise, l’entreprise adaptée doit faire face à la concurrence et être performante sur les prix, la qualité et les délais.

Des droits et des devoirs
Pour  une entreprise adaptée comme la mienne cela signifie que la majorité de mes clients sont des grosses entreprises cherchant à trouver des prestations pour augmenter leur chiffre d’affaires auprès du secteur protégé et adapté. De plus, l’Etat m’octroie des aides aux postes. A Sabooj, il y a 7 salariés en situation de handicap, compensés par 6 aides aux postes. Il faut savoir que certaines structures peuvent avoir 100 ou 200 postes aidés. Un poste aidé correspond à 1000 euros net par mois pour le poste.
Mon obligation en tant qu’employeur d’entreprise adaptée est d’employer  80 % de personne en CDD ou en CDI. Il s’agit de recrutement sur la durée, ce n’est pas de la prestation.
L’autre obligation vient de l’Etat puisque, en agréant mon entreprise adaptée, il me donne un avantage commercial. Cela permet à toutes les entreprises qui cherchent à récupérer 3% d’achat auprès du service protégé adapté de le faire avec des entreprises uniquement agréées, on ne peut pas le faire avec n’importe quelle entreprise même si elle emploie des personnes en situation de handicap.

Comment se compose votre effectif et quel est votre champ d’intervention ?
Aujourd’hui, à Sabooj nous sommes dix et sur ces dix personnes il y en a sept en situation de handicap, sachant que sur l’effectif total, huit personnes travaillent à la production. A la tête de l’entreprise, il y a  moi ainsi qu’un directeur adjoint.
Comme je l’ai dit, parmi les personnes qui constituent l’équipe, nous avons 7 salariés en situation de handicap, dont 5 graphistes polyvalents, une personne chargée de communication, avec un contrat en alternance et qui prépare un BTS de communication, nous avions jusqu’à présent un cadreur monteur qui va désormais s’orienter vers la photographie, mais en septembre je vais recruter une autre graphiste en situation de handicap.
Concernant nos missions, elles sont vastes. Elles couvrent le conseil, la réalisation d’un plan de communication ou alors la mise en œuvre d’un plan de communication avec les supports écrits, donc du rédactionnel, mais aussi les supports imprimés comme les brochures, les affiches, les kakémonos, les catalogues, les magazines, les produits Web avec newsletters et site internet. Nous proposons également  le reportage photo, le reportage événementiel, et puis des produits vidéo. Nous travaillons également avec une autre entreprise adaptée pour le reportage ou la réalisation de vidéos.

Est-ce qu’une entreprise adaptée suppose une organisation particulière ?
Les aménagements sont minimes. A Sabooj les personnes que j’emploie ont des handicaps sensoriels, la majorité sont sourdes. Lorsqu’ils ont intégré leur poste je les ai obligés à travailler sur 2 écrans. Le cadreur monteur avait une boucle magnétique grâce à laquelle il pouvait fait ses cadrages / montages.
En réalité, l’organisation concerne davantage la manière de travailler car mes graphistes ne peuvent pas recevoir de brief, de même qu’ils ne peuvent pas aller voir un client et emmagasiner des tas d’informations pendant une heure … ils ont besoin d’informations extrêmement concises, donc notre rôle est de leur préparer un brief très concis, ce qui leur octroie davantage de liberté en termes de créativité.  Finalement en transformant l’information que je reçois et qui est parfois beaucoup trop exhaustive, on libère la créativité.
J’essaie de synthétiser au maximum pour que le graphiste retienne l’information importante afin de répondre aux besoins du client. C’est moi ou mon directeur adjoint, ou le chef de projet qui servons d’intermédiaire et c’est en cela que l’organisation est primordiale. Ensuite je demande au client que l’on travaille par emails. Qu’il s’agisse des retours, des évolutions, des modifications, tout doit être traité par mails car mes graphistes sont sourds, donc ils ont besoin d’avoir cette information écrite. De plus, c’est beaucoup plus pratique en termes de traçabilité lorsqu’il y a un suivi de dossier à faire. On pourrait effectivement dire que c’est une organisation spécifique mais en même temps dans tous les métiers, aujourd’hui, tout le monde travaille à 80% par email. J’aurais pu intégrer des outils comme TADEO, adaptés aux personnes en situation de handicap mais en réalité, avec notre organisation du travail, nous n’en avons pas besoin. Les emails suffisent et s’il y a un problème nos clients nous appellent, ou bien c’est le chef de projet qui s’en charge.
L’organisation  consiste plutôt à faire la passerelle entre le client le graphiste qui, de toute manière, est en copie de tous les échanges une fois le dossier lancé. Lui-même peut poser des questions au client car nous tenons à maintenir la relation entre le client et le graphiste, c’est important.

Sur votre site, vous soulignez votre attachement à l’épanouissement de vos salariés mais aussi au développement de leur la créativité. Considérez-vous ces aspects comme étant indispensables à un bon management ?
Oui tout à fait, concernant le management je considère que le management de personnes en situation de handicap est juste du management à la loupe. C’est du reste ce que l’on devrait faire avec tous les salariés, handicap ou pas. Il est vrai que lorsqu’on est manager on oublie parfois d’être à l’écoute, de s’adapter aux contraintes de la personne qui est avec nous. A Sabooj, nous sommes sans doute davantage vigilants parce que nous avons des personnes en situation de handicap, et nous devons faire attention à cette adaptation permanente mais au final, que souhaite un salarié si ce n’est que l’on soit à son écoute, que l’on tienne compte de ses contraintes personnelles, qu’on lui facilite la vie. Le bon management c’est d’arriver à faire en sorte que lorsqu’un salarié vient au travail, il se sente bien, il se sente à l’aise et que l’on prenne en compte ses particularités, jusqu’à un certain degré bien sûr, car de son côté il doit considérer les contraintes de l’entreprise. Globalement, ce qui importe c’est que les personnes soient à l’écoute les unes des autres.  On dépasse le cadre de la communication dont l’objet est de favoriser la vie en entreprise, laquelle induit une meilleure performance ; le vrai management c’est cela. On assiste depuis quelques années, à une franche dégradation de la relation en entreprise. J’ai moi-même connu tout autre chose en tant que salariée. A l’époque, on critiquait beaucoup les entreprises paternalistes mais il existait une relation bien différente entre le chef d’entreprise et ses employés et ce lien a totalement disparu. Les salariés avaient un attachement que l’on ne retrouve plus aujourd’hui, ce qui est normal puisqu’ils sont uniquement considérés comme de simples ressources, non plus des ressources humaines, mais juste des ressources que l’on utilise en ne prenant en compte que les nécessités de l’entreprise. Il arrive fréquemment  de retrouver les gens sur des postes qui ne correspondent pas du tout à leurs compétences.

Comment votre initiative de travail adapté s’est-elle imposée?
Je ne peux pas dire que j’ai vraiment réfléchi à un projet au sens d’anticipation. Comme on dit c’est l’occasion qui a fait le larron. Je me suis lancée dans cette aventure du jour au lendemain tout simplement parce qu’un jour j’ai recherché une entreprise qui faisait du travail adapté dans le domaine de la communication. Je savais que ce genre de structures existait puisque j’avais travaillé dans les ressources humaines, aux côtés de la mission handicap, et puis un jour dans le cadre de mon travail j’ai recherché cette agence d’entreprise adaptée et je ne l’ai pas trouvée. Le responsable de la mission handicap m’a dit « c’est dommage, si quelqu’un avait un projet de ce type, nous l’accompagnerions et nous l’aiderions financièrement pour qu’il puisse voir le jour, car il y a vraiment beaucoup de besoins dans ce domaine » ; du coup je suis revenue deux jours plus tard et je lui ai dit « et si moi je créais cette entreprise, est-ce que vous m’aideriez ? », et voilà, c’est parti comme ça.
Je n’avais jamais pensé créer une entreprise et encore moins une entreprise adaptée, mais l’occasion s’est présentée. Je me souviens que lorsque je suis rentrée chez moi, j’ai réfléchi à ma formation, mon parcours et me suis dit … « j’ai fait une école de commerce, j’ai travaillé dans la banque, j’ai géré des comptes d’entreprises, j’ai fait du marketing, de la communication sur des tas de supports, j’ai également un réseau, je connais plein de responsables de comm’ , des RH, mon beau-frère est réalisateur, ma sœur, directrice artistique… », bref cet ensemble de facteurs favorables m’ont fait penser à un puzzle qui peu à peu se constitue. Dès lors tout est allé très vite, la décision a été prise en à peine 48h. J’ai pensé « c’est un bon projet et si je ne le fais pas qui va le porter ? ». Bien évidemment il me renvoyait également à des choses plus anciennes, notamment à l’éducation que j’ai reçue et dans laquelle le regard était naturellement porté sur l’autre. Mes parents ont toujours été très attentifs aux personnes en difficulté ou moins aisées etc… J’ai été éduquée comme cela et ces valeurs sont en moi depuis toujours. Ce projet répond tout à fait à mes valeurs. Ensuite cela faisait 22 ans que je travaillais au Crédit agricole, Crédit Lyonnais, et j’ai pris conscience qu’il me restait encore 25 ans d’activité, donc une question s’est imposée « que vais-je faire de mes 25 ans à venir, quelle est ma motivation aujourd’hui ? ». J’avais alors près de 45 ans, mes enfants étaient quasiment ados, au Lycée, ils étaient assez autonomes, et de mon côté j’avais une bonne expérience.
Dans la vie il y a un moment où l’argent ne suffit plus, donc on se dit que lorsqu’on a encore 20 /25 ans de travail devant soi il faut trouver une autre motivation. J’aurais pu éventuellement travailler dans la mission handicap car j’étais sensible au sujet mais finalement les choses se sont présentées différemment. Cette opportunité je l’ai saisie et je me suis investie dans ce projet de création d’entreprise qui tous les jours me ravit. Cela fait 5 ans et la motivation est la même.

En tant qu’agence de communication, avec cette particularité  d’entreprise adpatée, comment êtes-vous perçue par vos clients ?
Cela varie. J’ai plusieurs entrées dans les entreprises. Les missions handicaps ont un regard tout à fait favorable, elles ne se posent pas de questions sur l’entreprise adaptée et sur une initiative comme la mienne.  EIles sont plutôt heureuses de dire, voilà on passe à autre chose, on passe sur de la prestation intellectuelle, et eux savent depuis longtemps que les personnes en situation de handicap peuvent assurer n’importe quelle tâche. Chez eux le regard est tout à fait positif et accueillant. Quand j’ai parlé de mon projet, que ce soit au Cap emploi, à la Dirrecte, ou encore à des responsables d’entreprises, toutes les personnes rencontrées m’ont dit « ce projet est super, vas-y, fais-le, c’est génial… », mais d’un autre côté, j’appartiens à un domaine, un métier : la communication, où il y a énormément d’a priori, donc je ne peux pas dire que les directeurs de communication m’aient tous accueillie à bras ouverts. Cela fait quatre ans que nous faisons nos preuves et nous commençons à être connus mais au début quand vous allez voir un Directeur de communication, de publicité, qui travaille sur de la  communication extérieure et que vous essayez de le convaincre de travailler avec votre agence, en expliquant que des personnes sourdes y travaillent, autant dire que les choses ne se font pas facilement. Ce sont des métiers où il y a  énormément de préjugés et pour ces responsables, le handicap est synonyme de  lenteur, de coût, d’incompréhension des besoins. Ce qui n’est absolument pas le cas. En tant qu’ancienne responsable de communication, puisque j’ai exercé ce métier pendant dix ans, je sais ce que veux dire le mot « échéance »  ou le mot « prix » lorsqu’on a besoin d’un support ou parce qu’il y a un événement … Donc quand aujourd’hui on fait une demande de devis, je me dois d’être au prix du marché, d’être dans les plannings, d’être réactive, dans les coûts, dans les délais et dans la qualité, il faut se montrer performant. Et il ne faut pas se tromper. Et si cela fonctionne depuis 5 ans c’est justement parce que nous répondons bien aux besoins de communication.

Est-ce à dire qu’il faut montrer deux fois plus d’efficacité que toute autre agence?
Oui, et je peux vous dire que si nous faisons une erreur, au même titre que n’importe quelle agence, puisque cela à arrive à tout le monde, elle incombera toujours au handicap et l’on entendra « ah oui c’est normal, ce sont des handicapés ». Oui, on le paie beaucoup plus que n’importe quelle entreprise. Nous devons fournir davantage d’efforts pour démontrer que nous sommes bons, que nous sommes « pros », rapides,  que l’on est au prix du marché. Nous devons le prouver en permanence.

Est-ce que votre perception de  la communication a changé depuis que vous travaillez  avec des personnes en situation de handicap ?
La communication en elle-même n’a pas changé, elle est toujours là. Ce sont les supports qui évoluent et derrière tout cela il y a l’aspect humain. La communication reste de l’échange entre individus, il s’agit de faire passer de l’information, il est question d’émotion à partager mais il est vrai que depuis que je travaille avec des personnes sourdes, je me recentre davantage sur le message, autrement dit sur la manière dont je vais faire passer l’information à la personne qui est en face de moi. J’ai également appris la patience. Avant je parlais très vite, souvent impatiente, de manière brouillon, maintenant j’utilise d’autres mots, je m’exprime différemment. Donc oui, ça a changé ma façon d’être avec les autres. Je suis beaucoup plus tolérante, en règle générale plus attentive. Au sein de l’entreprise nous sommes en relation avec des personnes qui ont un autre langage, qui vivent et communiquent différemment. Cette réalité nous oblige à être beaucoup plus à l’écoute des autres. C’est aussi vrai avec les personnes sourdes qu’avec les personnes de culture différente. J’ai vécu la même expérience lorsque je me trouvais à l’étranger avec des personnes de langues différentes. Au final, on devient beaucoup plus indulgent.

N’est-il pas plus compliqué de convaincre sur la nécessité de bien communiquer en période de crise ?
En fait je n’ai pas eu ce souci car je me suis lancée en pleine crise et je n’ai pas trouvé que les entreprises communiquaient moins. En revanche, ce qu’elles voulaient et veulent toujours, ce sont des budgets plus bas.. Je ne fais  pas de démarchage commercial, les entreprises viennent vers moi avec un sujet, un projet et souhaitent communiquer, mais pour moins cher. En 2013, nous l’avons vraiment ressenti, là ça va beaucoup mieux, on est bien reparti en 2014 mais je ne crois pas qu’il faille les convaincre de communiquer. Là où il faut convaincre c’est de mettre de l’argent pour communiquer. Je constate que les entreprises veulent surtout donner une image plus dynamique, plus positive au travers de leurs supports, quels que soient les secteurs d’activité. D’ailleurs nos créations sont toujours très colorées et cela plait.

Après 5 ans d’existence, quel est votre portefeuille client ?
Nous avons à peu près 650 clients,  sur des secteurs aussi variés que ceux des banques (Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale, Natexis), mais aussi avec l’industrie, l’énergie comme EDF, GDF, VEOLIA, le groupe VINCI. Nous travaillons également avec l’OREAL, l’industrie du luxe dans laquelle nous commençons à amorcer des choses, ainsi que dans le service, avec par exemple BUT, le groupe Chèque Déjeuner, … c’est très divers, nous ne sommes pas spécialisés dans un secteur donné. Nous intervenons sur de la communication d’entreprise, de la communication RH et de la communication interne, nous commençons à faire de la communication marketing, commerciale et de la communication institutionnelle.

Comment envisagez- vous le développement de votre entreprise ?
On espère pouvoir recruter davantage de personnes l’année prochaine. Nous avons  un marché où il y des demandes. On commence à être contactés par d’autres agences pour répondre à de gros appels d’offres  dans  lesquels il y a un % obligatoire de travail avec des entreprises du secteur protégé adapté. Actuellement nous sommes sur deux appels d’offres qui représentent 125 000 euros, donc ce sont de gros contrats. Si nous les bouclons nous allons recruter et puis je sens que nous commençons vraiment à être connus. Nos clients nous font confiance et font appel à nous de plus en plus régulièrement, ce sont de grosses entreprises et lorsque on a dix à quinze contrats à l’année, le chiffre d’affaires est conséquent.

Certes Marie Hélène Delaux voit loin mais elle voit surtout les choses autrement. Telle est la quête fondamentale poursuivie au sein de cette entreprise adaptée car elle lui donne tout son sens.  Donner du sens c’est, entre autres, apprendre à comprendre des univers multiples et divers, à l’écart de toute idée préconçue, souvent fossile. Seule l’idée importe.

« Rien n’arrête une idée dont le temps est venu » disait Victor Hugo.

Interview : Nicole Morgan

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